VERDUN

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VERDUN

21 février 1916, la bataille des 300 jours et 300 nuits commence.

En attaquant à Verdun, l'état-major allemand voulait « saigner à blanc » l'armée française. Au final 300 000 morts français et allemands. Plus qu'aucune autre bataille, Verdun incarne la Première Guerre mondiale, elle reste dans notre mémoire nationale la plus importante.

La bataille de Verdun a été un massacre effroyable. Mais si elle est devenue « la » bataille, c'est en raison de la noria des divisions, de la crainte de perdre la guerre, de la résistance française et de sa valeur symbolique.

Cent ans après la bataille, nul ne peut vraiment échapper en France à la mémoire collective prégnante de Verdun. Au dire des anciens combattants, qui n'avait pas fait Verdun n'avait pas fait la guerre. La bataille qui se joue en 1916 sur les rives de la Meuse devient « une métaphore de toute la guerre ». Oubliés les pantalons garance de "Ceux de 1914", fauchés dans les blés ; oubliés les massacres des soldats des tranchées de 1915, dont il faut rappeler qu'elle fut l'année la plus meurtrière de la guerre. L'expérience de la bataille de Verdun écrase la mémoire de la Grande Guerre qui n'en est pourtant pas avare. Pourquoi donc ces "300 jours et 300 nuits" de combats hantent-ils encore notre mémoire collective, notre espace proche, nos rues, nos programmes scolaires, nos objets culturels (romans, chansons...), jusqu'à constituer cette année une sorte de point d'orgue du centenaire, un maillon essentiel de l'histoire européenne, réaffirmant la réconciliation franco-allemande ?

Pour son centenaire, les éditions Perrin publient « Visages de Verdun », un ouvrage signé Michel Bernard qui, grâce à des photos pour la plupart inédites, permet de cerner la réalité de cette bataille.

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